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Le dilemme permanent : son identité

dimanche 24 mars 2013, par Sergio Ferrari y D’jalma Costa (Traduit par Sergio Ferrari et D)

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Joaquin Piñero, membre de la Coordination nationale du Mouvement des sans terre (MST) du Brésil, travaille dans le secteur des relations internationales. Pour lui, le Forum social mondial de Tunis, est aujourd’hui confronté à divers dilemmes, le plus important étant peut-être celui de son identité.

Joaquin Piñero, membre de la Coordination nationale du Mouvement des sans terre (MST) du Brésil, travaille dans le secteur des relations internationales. Pour lui, le Forum social mondial de Tunis, est aujourd’hui confronté à divers dilemmes, le plus important étant peut-être celui de son identité.

Quel est le principal défi de cette édition nord-africaine ?

D’une manière générale, le FSM est placé face à un dilemme, à une crise d’identité. Nous savons que, face à la crise brutale du système, « un autre monde est possible ». Mais quel monde ? Comment le construire ? Les peuples, organisés ou non, les secteurs mobilisés participeront-ils à ce processus ? Si le FSM ne se place pas dans la ligne des grandes manifestations en faveur des changements qui ont lieu un peu partout, alors il perdra sa raison d’être. De nombreuses questions essentielles se posent, comme autant de défis que le Forum de Tunis devra relever.

Quel bilan le MST tire-t-il du FSM depuis sa naissance ?

La naissance du FSM, à laquelle le MST a pris part, était le fruit d’une conjoncture très difficile pour les mouvements sociaux et pour tous les travailleurs de notre continent. Les politiques néolibérales, qui manifestaient la volonté d’annexion des États-Unis et de certains gouvernements européens, étaient mises en œuvre partout et nous nous affrontions à des gouvernements totalement soumis aux intérêts du grand capital.
Les initiatives mises en œuvre pendant cette période par les organisations et les mouvements sociaux pour sortir de cette situation étaient diverses. Certaines ont réussi, d’autres non. L’une des premières actions conjointes a été la Campagne pour les 500 ans de Résistance indigène, noire et populaire, qui faisait contrepoids à la commémoration de la découverte de l’Amérique, promue par les gouvernements espagnol et portugais et fermement soutenue par les gouvernements latino-américains de l’époque.
Puis il y a eu la campagne contre la dette, celle contre le Traité de libre-échange des Amériques, les manifestations de Seattle, de Gênes, etc. Le Forum social mondial a été partie prenante de ce processus. C’était un espace d’articulation entre les nombreuses forces, mouvements et ONG, dont l’objectif premier était le combat contre le néolibéralisme, en opposition au Forum économique de Davos qui a toujours été l’espace du grand capital. Le FSM a donc très bien rempli son rôle en assurant la mise en œuvre d’actions articulées, combinées : par exemple les manifestations contre Monsanto (au Brésil) à propos des OGM, et la grande mobilisation mondiale contre l’invasion de l’Irak par les États-Unis en 2003.
Nous pensons aujourd’hui que les changements qui se sont produits au cours des dix dernières années ont contribué à ce que la signification du Forum se perde. Les militants et les dirigeants de nos mouvements n’ont pas assez de temps et moyens pour tous les voyages et toutes les réunions qu’impliquent les forums. Nous devons consacrer un maximum d’énergie à nos actions et à nos luttes...

L’altermondialisme est-il encore viable aujourd’hui, en 2013 ?

Le poète brésilien Paulo Leminski a écrit : « Dans la lutte toutes les armes sont bonnes, pierres, nuits et poèmes ».

*Entretien réalisé par D’jalma Costa et Sergio Ferrari, service de presse E-CHANGER, avec le soutien de
la FEDEVACO et la Fédération Genevoise de Coopération.

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