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Réfugiés subsahariens du camp de Choucha dans une grève de la faim

quinta-feira 4 de abril de 2013, por Deborah Moreira,

Quarante-et-un réfugiés subsahariens du camp de Choucha frappent aux portes du très influent Forum Social Mondial pour réclamer la dignité humaine. L’absence de reconnaissance et de solutions concrètes à Tunis les incite à entamer collectivement une grève de la faim le 29 mars 2013 devant le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de Tunis, mettant leur santé - déjà précaire - en danger.

Le douzième et imposant Forum social mondial vient de refermer les portes du campus Al Manar (Tunis) où il s’est tenu du 26 au 30 mars 2013 sous la bénédiction des autorités tunisiennes et des ONG internationales. "Dignité" a été le mot d’ordre de ce rendez-vous des ONG, syndicats, accompagnées de la société civile tunisienne et internationale. Je souhaiterais attirer votre attention sur la suite.

Dignité, c’était aussi la revendication de quarante-et-un réfugiés subsahariens issus du camp de Choucha, vaste poche de rétention, située en Tunisie, à 9 kilomètres de la frontière libyenne. Et ce, malgré le risque réel - vécu le 3 mars 2013 à Aram près de Gabés - de se faire arrêter et violenter par la garde nationale, .

Un acte courageux mais sans conséquences qui les pousse depuis le 29 mars 2013 à observer collectivement une grève de la faim, face à un lieu symbolique, le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de Tunis. Alors que la fermeture du camp provisoire de Choucha est prévue pour Juin 2013, ce collectif de réfugiés revendiquent leur dignité humaine et refusent, en conséquence, l’injuste programme d’intégration que leur imposera automatiquement la Tunisie. Celui-ci ne prend pas en compte l’exposition importante à la discrimination et aux violences racistes continuelles dans le camp de Choucha comme lorsque deux réfugiés ont été assassiné et plus de 7 autres blessés au mois de mai 2011, voire à l’extérieur du camp dans les espaces publiques comme dans les marchés, les transports publiques et les hôpitaux.

"Plutôt mourir maintenant plutôt que de vivre sans dignité", écrit le collectif dans une déclaration publique. Après avoir vécu des situations d’extrême violence, de soumission ou d’instabilité sur le sol tunisien suite à leur évacuation précipitée de Libye, ces hommes, femmes et enfants en appellent aux organisations humanitaires et de défense des droits de l’Homme ainsi qu’à la société civile pour ne pas devenir des "humains de seconde classe" en attendant éventuellement une future loi sur les réfugiés en Tunisie.

"Deux années de souffrances" dans des conditions de misère et de souffrance dans des conditions climatiques extrêmes et une seule revendication : celle de voir leurs dossiers envoyés à des pays de réinstallation et de bénéficier d’un système de protection effectif - identique aux autres réfugiés, pour être enfin traité "comme des êtres humains".

Nous vous serions gré de bien vouloir relayer cette information dans vos colonnes, nous restons à votre disposition pour toute information complémentaire,

Dernières nouvelles:

Trois réfugiés ont été hospitalisés le 03 Avril 2013, ils s’ajoutent à la première personne prise en charge dimanche dernier. La protection civile tunisienne a refusé de venir porter secours à ces trois personnes qui se sont finalement rendues en taxi à l’hôpital.

Refugiés de Choucha en Grève de la faim: contact :00216 27 41 558 , choucha@riseup.net

https://www.facebook.com/refugees.shousha?fref=ts

http://chouchaprotest.noblogs.org