Enfance active face à son devenir

escrito por Vanessa Cruz

La lutte contre l’analphabétisme et la pauvreté s’organise...

Samdpawendé, président de l’APV-CN nous montre, avec son équipe, comment dans le pays des Hommes Intègres, les enfants prennent leur avenir en main...

P.-S.

Activités noires africaines mondiales

escrito por Vanessa Cruz

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Activités de la diaspora au forum social mondial 2011

Pour la seconde fois en Afrique, le forum social mondial entend se concentrer sur l’histoire de la résistance et de la lutte des peuples africains. Cette édition du FSM 2011 qui a lieu à Dakar, au Sénégal, consacre une journée à la diaspora, un FSM noir, dont les voix résonnant sur tout le continent clameront qu’une égalité des peuples est possible, un moment pour que tout ceux et celles qui furent arrachés à leurs terres puissent retrouver leurs racines, repenser les défis et les possibilités pour une réparation de notre population noire esclavagisée.

Douze thèmes sont permanents dans ce forum. Dans le thème 10, diaspora et renaissance africaine, défis et possibilités de production de la connaissance dans la diaspora, éducation populaire pour combattre le racisme, panafricanisme comme organisation politique de la lutte pour la réparation, réparation historique pour les personnes de descendance africaine dans les Amériques, sont quelques-uns des thèmes relevés par la diaspora au Brésil.

L’Institut Transformance apporte l’union des pays africains de langue portugaise, avec des activités sur l’Île de Gorée. Participeront aussi à cette journée la bande baiana Ylê Aiyê qui fera un show après la marche d’ouverture à la faculté Cheik Anta Diop.

La programmation de la diaspora se déroulera lundi 07 février et sera diffusée par l’IFAN – l’Institut Fondamental d’Afrique Noire.

Sortie vers les Amériques

escrito por Vanessa Cruz

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Traduit par Sandrine Youx

Notre équipe de communication du FSM 2011 a visité Gorée, une petite île à l’ est de Dakar. Nous marchions tranquillement, à la recherche de l’ endroit où avait lieu la lecture de la carte mondiale des immigrants quand Hilde et moi avons été abordées par les vendeurs du coin, où le commerce est intense. Sans nous en rendre compte, nous sommes entrées dans la « Maison des Esclaves ». Je suis ressortie, car l’ entrée coûtait 500 francs CFA, et nous sommes rentrée avec nos amies vanneuses. Nous ne voulions pas payer, car je trouve ça terrible de devoir payer pour voir d’ où sont venus mes ancêtres.

Ensuite j’ ai réalisé que c’ était un lieu difficile. Ce n’ est pas que ça me dérange, mais ce serait une douleur terrible, et, moi, réellement, je n’ aime pas ressentir de la douleur.

Mais… la « Maison des Esclaves » fut construite dans les années 1780 et c’ est l’ édifice historique de l’ île qui représente le mieux la tragédie de la diaspora africaine. Dans ce lieu, (le dernier des centres de commerce d’ esclaves de l’ île), aujourd’ hui converti en musée, les esclaves, arrivant d’ autres régions du Sénégal, étaient comptés, pesés et séparés par âge, sexe et condition physique avant d’ être embarqués. Notre guide était Rita Freire da Ciranda, car pour avoir une visite nous devions payer, et comme Rita connaissait le lieu, elle nous a fait visiter.

Au rez-de-chaussée, passé le portail d’ entrée, on arrive à un patio entouré de cellules où les esclaves étaient emprisonnés. Au fond, une porte s’ ouvre sur la mer, la porte du « voyage sans retour », sur le pont où les esclaves étaient amenés jusqu’aux bateaux ancrés au large, ou, selon certains historiens, le pont où étaient jetés à la mer les cadavres de ceux qui n’ avaient pas résisté à la période de captivité.

Comme je le disais, ce fut une visite difficile, mais le plus choquant a été de voir la « Grande Cellule des Récalcitrants », un lieu minuscule où probablement les noirs rebelles étaient enfermés quand ils n’ acceptaient pas la période de captivité. Les autres cellules mesurent aux alentours de 2,60m. sur 2,60m. et permettaient de maintenir plusieurs personnes attachées par le cou et les poignets. Les conditions étaient précaires, les salles ne possédaient qu’ une lucarne de quelques centimètres pour l’ aération. J’ ai commencé à me représenter combien cette période avait été dure et terrible, mais je ne sens ni douleur, ni haine, mot bien difficile à utiliser, mais je ne
peux le nier… j’ ai essayé de me sentir bien le reste de la journée, et certainement pendant le reste du voyage, car tout n’ est pas si terrible à Gorée, on y vit intensément, mais au présent, et l’atmosphère extérieure à la « Maison des Esclaves » est heureuse et détendue.

L’ île est petite de par sa taille, mais elle a beaucoup d’ histoires à raconter. A Gorée il n’ y a ni bitume ni voitures. Les vieilles maisons seigneuriales ont des balcons et des jardins, et sur la place – la seule que j’ ai vue – il y a des bancs en bois, où on peut se reposer à l’ ombre des baobabs. Dans toute l’ île des artisans et des artistes exposent leur travail, c’ est comme une énorme galerie d’ art à l’ air libre. Sans le chaos de Dakar, avec tant de voitures et de foule dans les rues, nous pouvons voir et négocier calmement les œ uvres.

A ce moment-là, le groupe s’ était à nouveau séparé, et nous avons continué, Hilde et moi, à nous balader dans l’ île. Nous sommes montées jusqu’ aux ruines d’ un fort où eurent lieu plusieurs guerres pour la conquête de ces terres : Portugais, Espagnols, Hollandais, se disputant l’ île.

C’ était impressionnant, un grand arbre de fer sert de poste pour installer les antennes téléphoniques et Internet, un grand cocotier, gère la communication de Gorée.

Nous sommes retournées dans le centre de l’ île et nous arrivées à la fin d’ une représentation du groupe Africa Djambe. En attendant le bateau, nous nous sommes réunis à une grande table pour apprécier une boisson locale, et nous sommes arrivés à Dakar à temps pour dîner, nous reposer et penser au jour suivant.

Le Noir au Brésil

escrito por Vanessa Cruz

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C’est ainsi que commença la diaspora du peuple noir au Brésil, un holocauste qui a duré plus de 500 ans et dont nous sentons aujourd’hui encore les conséquences.

L’esclavage noir dans les Amériques, et en particulier en ce qui concerne le Brésil, se lie à la genèse du capitalisme, dans sa phase d’accumulation primitive du capital. Les africains ont été arrachés à l’Afrique, son peuple a été transformé en morceaux, le tout pour répondre aux besoins du capitalisme en formation.

C’est ainsi que commença la diaspora du peuple noir au Brésil, un holocauste qui a duré plus de 500 ans et dont nous sentons aujourd’hui encore les conséquences.

Nos ancêtres ont été transformées en esclaves, considérés comme des choses pouvant être vendues, achetées, données, louées, torturées. Ils ont été forcés à prendre une culture et une identité qui niait leurs propres traditions. Mais ils ne furent pas passifs et la lutte contre les préjugés actuels provient de ce passé.

On dit qu’au Brésil il y a la "démocratie raciale", que le Brésil est un pays de plusieurs races, couleurs et cultures, mais ce n’est pas ce que les médias nous racontent, encore moins le reflet de ceux qui ont la couleur de ce passé. Ils tentent de nous disqualifier, et de légitimer le préjugé racial et social contre les noirs et les noires. Pour nous, noirs brésiliens, nous vivons un apartheid social, et nous allons grossir les couches sociales de ceux qui se trouvent dans un état d’exclusion, de pauvreté, séparés.

La population noire en général n’a pas accès "au monde blanc” (une discussion de lâches, puisque les Blancs ont toujours eu plus d’opportunités que les Noirs, même les Blancs pauvres). Il n’y a pas d’égalité des chances pour tous dans les faits, et nous n’avons même pas encore cité la la population rurale noire, qui vit écorché pour régulariser ses terres, et avoir accès aux politiques publiques.

Parmi les hommes et de femmes noirs qui se sont distingués et démarqués à l’échelle nationale et mondiale , il convient de mentionner que ce « passeport » noir est exceptionnel : Si une personne de race noire est reconnue et est exceptionnelle dans les sciences, les arts ou la culture, elle devient alors "accepté par la société blanche."

Nous avons aujourd’hui une classe moyenne noire minoritaire qui a obtenu chèrement un accès à certains biens de consommation et a réussi à vivre dans la dignité. Elle est sortie de la « société esclavagiste ». Mais ce que nous voyons majoritairement, encore aujourd’hui, c’est que notre population continue toujours plus à vivre dans les zones d’exclusions, les bidonvilles et les banlieues, sans accès aux besoins fondamentaux.

Beaucoup de progrès ont été accomplis ces dernières années, nous avons maintenant un statut d’égalité raciale, une loi antiracisme, nous nous sommes organisés à la campagne et la ville, et nous luttons ensemble pour l’égalité et l’équité raciale réelle et possible.

Diaspora africaine en Pan-Amazonie

escrito por Vanessa Cruz

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En Amazonie, l’esclavage perpétré par les espagnols, portugais, anglais, français, et hollandais, à laissé des traces encore visible aujourd’hui, et des dizaines d’organisations noires dans chaque pays continuent de lutter pour l’équité

La dispersion des africains noirs vers les amériques fut motivée par le trafic des africains pour alimenter le travail esclave. Les conditions de mise en esclavage ont varié selon les pays, mais la souffrance dans toutes ses formes (Physique, psychique,etc) fut toujours terrible.

En Amazonie, l’esclavage perpétré par les espagnols, portugais, anglais, français, et hollandais, à laissé des traces encore visible aujourd’hui, et des dizaines d’organisations noires dans chaque pays continuent de lutter pour l’équité socio-raciale et de genre.

Les principaux points d’embarquement sur le continent africain ont été les régions connues aujourd’hui sous le nom de : Guiné-Bissau, Angola, Cap-Vert, Mozambique, Kenya, Tanzanie. Des africains ont aussi embarqué depuis le Sénégal, le Nigéria, le Daomé-Benin et d’autres pays de l’Afrique occidentale

Les principales ethnies africaines qui se sont dispersés en Amazonie furent : Angola, Congo, Benguela, Cabinda, Mozambique, Moxicongo, Macua, Mina, Fanti-Ashanti, Mali, Mandinga, Fula, Fulupe, Bijagó, Carabá, Peuls, Barena , Lalu Pabana.

En Amazonie brésilienne, ils ont travaillé dans l’agriculture de subsistance et d’exportation. D’autres noirs en provenance des Guyanes et de la Barbabe (île colonisée par les anglais). Ils vinrent en condition d’homme « libre », principalement pour travailler dans les secteurs liés á la construction de chemins de fer, de ports pour la navigation et d’entreprise de production d’énergie électrique, secteurs dominés par les compagnies anglaises.

Actuellement, en Amazonie, la population noire se concentre dans les couches sociales de bas revenu et habite surtout les périphéries, les favelas, et toutes les zones délaissées des grandes villes. Dans le monde rural, ils sont nombreux à être « sans terre » ou bien vient dans les quilombos/cimarrones, palenques ou autres formes d’organisation collective.

P.-S.

Les informations du livre « La présence africaine en Amazonie Coloniale : Une nouvelle historique », des professeurs Anaiza Vergolino Henry et Arthur Napoleão Figueiredo, édité par les Archives Publiques du Parà – 1990.

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