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Le paradis perdu de Lampedusa

sábado 2 de abril de 2011, por Rita Freire, Rita Freire Rita Freire Rita Freire

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Avec une ouverture sur la Tunisie, cette petite île sicilienne s’est transformée en destination et même temps qu’en torture pour des immigrants africains non accueillis par l’Union Européenne.

Tunis, 1er avril 2011.
Lampedusa est une petite île de 20 kilomètres carrés située en Méditerranée, au sud de l’Italie et à environ 150 kilomètres de la Tunisie. Elle est si proche de ce pais nord africain qu’elle en est visible depuis la terre ferme, aussi, pendant plusieurs années, elle a été la terre d’accueil plusieurs tunisiens anticonformistes de la vie opprimée par la pauvreté et la répression politique. D’autres immigrants africains ont entrepris l’aventure d’un voyage nocturne dans des embarcations clandestines dans l’espoir de faire partie des travailleurs sans papiers que l’Europe exploite bien et paie mal.

La nuit dernière, jeudi 31 mars, ce fût le cas de 17 personnes qui avaient déjà émigré en Somalie, au Bengladesh et au Soudan pour arriver en Lybie, et qui maintenant tentaient de fuir du pays incendié par les révoltes populaires et les bombardements ‘alliés’ contre le gouvernement de Mouammar Kadhafi, en direction du petit paradis de Lampedusa. Ils voyageaient avec un bébé à bord, récemment né en Lybie, dans l’espoir d’une vie meilleure quelque part dans l’Union Européenne. Mais l’embarcation n’a pas résisté à la traversée et l’information qui est arrivée est qu’à peine 6 des voyageurs ont été repêchés en vie. Tous des adultes.

Ce vendredi à l’aube, les Garde Côtes tunisiens ont travaillé sans répit pour faire revenir à la terre ferme 300 immigrants qui s’étaient aventurés dans une autre embarcation sans chance d’accueil de l’autre coté de la traversée. L’Italie est en alarme et l’Union Européenne considère que ce n’a rien à voir avec ce qui se passe. Le problème est qu’à Lampedusa il n y a plus de place pour personne.

Jusqu’au 14 janvier dernier, environ cinq mille personnes peuplaient Lampedusa. Ils travaillaient la terre, péchaient et s’occupaient de petits commerces de la minuscule île de Lampedusa. Soudain voilà qu’arrive une embarcation avec à bord des immigrants transitant vers le nord. Depuis 2008, un accord entre l’Italie et la Marine tunisienne impose un contrôle sévère de la traversée de la Méditerranée.

Cependant, le gouvernement de Zine El Abidine Ben Ali a été renversé par une révolution populaire tunisienne, qui s’est propagée dans tout le nord africain, réclamant la démocratie, les libertés et les droits civils. Aussi, une violente contre offensive de la part des gouvernements traqués, comme ça a été le cas du pays voisin de Mouammar Kadhafi. Pour bon nombre de réfugiés africains, la Tunisie est un port sure, et pour certains, la Méditerranée est devenue une destination possible.

‘‘L’exode enregistré ces derniers jours par Lampedusa a une dimension biblique, c’est un nombre jamais enregistré auparavant’’, déclare à la presse Bernardino De Rubeis, le préfet de la petite île. En peu de semaines, il y avait plus d’immigrants que d’habitants à Lampedusa, entre 6 a 7 milles. Une mer d’individus souffrant de faim et de froid, et peu de gens pour les accueillir; bien au contraire. Une partie des arrivants sont emmenés vers d’autres points d’Italie, comme en Sicile, pour diminuer la pression sur l’ile désapprovisionnée. L’orientation du gouvernement est de rapatrier tout le monde le plus tôt possible.

Le mercredi, l’ile fut la scène du discours du premier ministre italien, Silvio Berlusconi, qui a promis de la vider en 3 jours, rendant á la Tunisie autant de personnes qu’elle puisse supporter. Pour cela, il a destiné 7 navires, faisant le total de dix milles places. La crise humanitaire est renvoyée vers Afrique.

Translated from Portuguese by: Imène Kibboua.