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Medias libres et droit a la communication

quarta-feira 8 de fevereiro de 2012, por Magalí Ricciardi Yakin , Magalí Ricciardi Yakin

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Si historiquement, ce droit était conçu pour défendre le citoyen contre les abus de pouvoir, la principale menace qui pèse sur lui aujourd’hui « n’est plus l’État, mais les conglomérats des médias: Thomas Ruiz e Cristina Fierro

(27 et 28 janvier 2012, Porto Alegre) Dans la « déconférence » du premier axe thématique, une des questions centrales a été d’élucider quelle est la signification actuelle du droit à l’information ; un droit qui a été assimilé à « une lutte politique au sein d’un rapport de forces déterminé ». C’est-à-dire un espace de « remise en cause économique, politique et sociale ».

Si historiquement, ce droit était conçu pour défendre le citoyen contre les abus de pouvoir, la principale menace qui pèse sur lui aujourd’hui « n’est plus l’État, mais les conglomérats des médias ; et la pensée unique ». C’est pour cela que pour pouvoir les combattre, on doit considérer la communication « comme un dialogue et non un monologue », dans lequel émetteur et récepteur « sont mêlés » : pouvoir entendre et recevoir le message, mais aussi avoir la possibilité d’y répondre.

Dans le même temps, on a défendu l’idée de l’intégration entre les pays d’Amérique Latine, en ce qu’elle est la « clé du développement économique et social de la région ». Dans la majeure partie de l’Amérique du Sud, aujourd’hui, le paysage politique est celui de gouvernements « progressistes » où les présidents prennent « au sérieux » la problématique de la communication. De fait, plusieurs pays de cette région du monde débattent actuellement de l’instauration de lois plus démocratiques.

Pour autant, devant la division des partis de droite, les médias ont occupé l’espace laissé vacant et à la suite de l’adoption de politiques plus populaires, qui vont à l’encontre des intérêts des grandes entreprises des médias ; la remise en cause s’est accrue encore davantage. En conséquence de quoi, il a été recommandé pendant le forum d’articuler les luttes à l’intérieur et à l’extérieur des frontières de chaque pays comme à l’échelle du continent tout entier. « Le secteur des entreprises possède la meilleure articulation –regardez par exemple la Sociedad Interamericana de Prensa (SIP)– ; elle est présente sur plusieurs pays à la fois, c’est pourquoi nous devrions l’être nous aussi », a signalé l’un des participants.

D’un autre côté, les orateurs à la tribune ont critiqué la vision de certains militants qui ne voient la communication « que sous la forme d’un instrument » quand en réalité, elle est un « domaine stratégique pour toute lutte sociale », et constitue un élément d’une « construction humaine », son absence rendant « difficile la promotion des autres droits sociaux ». Il en découle que la communication devrait être pensée comme un « outil de transformation sociale, doté du pouvoir de changer concrètement la vie des gens ».

Pour parvenir à cet objectif, il est nécessaire de « tisser des réseaux sociaux qui sensibilisent le plus grand nombre de personnes ». Dans ce sens, il a été considéré fondamental de « s’adresser à tout le monde » et pas uniquement aux techniciens et aux experts en la matière. Il a également été proposé d’organiser des ateliers de communication critique pour que les acteurs sociaux vérifient s’ils sont réellement représentés par les grands médias, ce qui contribuerait à « faire comprendre l’importance de la lutte ».

En outre, il a été évoqué la nécessité de mettre « l’accent sur les radios communautaires » puisque dans nombre de quartiers à la périphérie des villes, « celles ci sont davantage présentes que les réseaux sociaux ». Pour terminer, l’auditoire a été invité à « sortir dans les rues », occuper les places et reprendre l’espace public qui a été abandonné. « Nous devons produire nos propres récits et résister à la répression des forces qui préservent le statu quo », a suggéré un participant.

III Forum de Medias Libres
- Le débat tournait autour de différents axes thématiques : « Médias libres et droit à la communication », « Médias libres, appropriation technologique et réseaux », « Protocole à suivre pour les réseaux sociaux » et « Médias libres et politiques publiques ». Il s’est déroulé sous la modalité des « déconférences », dans lesquelles la tribune des orateurs posait un certain nombre de « sujets déclencheurs », dont l’auditoire se saisissait pour apporter son point de vue et faire des propositions.