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Les travaux à Lomé

domingo 3 de fevereiro de 2008, por AMEGADZE Kokou Elorm,

Du 25 au 27 janvier 2008 se sont déroulées à Lomé, au Centre Togolais d’Expositions et des Foires (Foire Togo 2000), les travaux de la quatrième édition du Forum Social Ouest Africain.

Cette édition a connu la participation d’environ deux milles (2000) participants venus de part le monde parmi lesquels la grande majorité étaient des citoyens de la Communauté Economique de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le thème autour duquel se sont cristallisées les activités des altermondialistes est : « Gouvernance et souveraineté alimentaire ». Néanmoins les questions sur les Accords de Partenariat Economique (APE) ont retenu l’attention des participants en raison du fait qu’ils constituent un fait d’actualité majeur de l’heure et intéressant au plus haut point les populations de la sous-région.

I. Les temps forts la première journée ont porté sur :

1. les cérémonies d’ouverture

Ces cérémonies ont connu la présence effective d’importantes personnalités parmi lesquels des consuls et ambassadeurs résidant au Togo, de même que le représentant spécial de la CEDEAO au Togo, M Maïga. Certaines personnalités ont eu à prononcer un discours. Il s’agit de :

Mot de bienvenue par la Coordinatrice du Comité d’Organisation du Forum Social Ouest Africain, Madame ESSO Ama Elise

Discours d’ouverture du Ministre du travail et de la sécurité sociale, Octave Nicoué Broohm représentant le Premier Ministre

Mot des partenaires du FSOA par Madame la Coordinatrice du Système des Nations Unies au Togo, Rosine S. Coulibaly.

Ces cérémonies ont connu les prestations de groupes folkloriques des communautés des pays de la CEDEAO qui ont merveilleusement agrémenté la séance avec des chansons langoureuses très teintées des coutumes des Etats de la Communauté.

2. Les travaux en plénière

Ils sont marqués par une communication introductive sur les défis liés à la gouvernance en Afrique et d’autres communications portant sur le thème de la gouvernance.

3. Les travaux en commission

Ils ont été animés par des personnes ressources de l’Afrique de l’Ouest et de la diaspora de la Communauté

Les thèmes débattus sont des sous-thèmes dérivant du thème de gouvernance.

des travaux de restitution en plénière

II. Les moments marquants de la deuxième journée sont relatifs à :

1. des travaux en plénière :

Ils ont porté sur le thème de la souveraineté alimentaire. Ces travaux ont eu pour point d’orgue le rejet des Accords de Partenariat Economique, expression de l’aboutissement des sentiments et ressentiments des participants ont culminé avec l’organisation d’une manifestation coïncidant avec la journée de manifestation planétaire.

Les travaux en commission. Les thèmes discutés sont des sous-thèmes dérivant du thème : souveraineté alimentaire

2. des travaux de restitution en plénière

III. Les faits ayant marqué la troisième journée ont porté sur :

La grande marche pour la Paix en Afrique de l’Ouest

Cette marche a conduit les participants de la Colombe de la Paix à la BIDC en passant par Amoutivé.

Elle a culminé avec la lecture au siège de la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) d’une déclaration du Forum à l’intention des autorités de la CEDEAO. En substance, il s’est agi pour les participants du Forum de dire non à la signature des APE sous leur forme actuelle.

1. l’animation de l’émission « Deviwo pe radio » (radio des enfants).
2. les travaux de restitution générale
3. la séance de clôture

Les grands enseignements, résolutions et recommandations de la 4è édition du Forum Social Ouest Africain seront diffusés sur ce site dans les prochains jours.

Déclaration de la société civile au FSAO 4

La quatrième édition du Forum social ouest africain a eu lieu à Lomé au Togo les 25, 26, et 27 janvier 2008 sur le thème « Gouvernance et souveraineté alimentaire » Elle a connu la participation de plus de 2000 représentants d’organisations de la société civile et de mouvements sociaux venus des seize pays de la sous-région et d’autres régions du monde.

A l’issue des travaux, marqués par d’intenses réflexions sur la situation actuelle de la région en matière d’intégration régionale et de développement comme principaux défis en rapport avec le thème du FSOA, les acteurs de la société civile de l’Afrique de l’Ouest, présents au forum, ont adopté la déclaration suivante :

1. Nos constats

1. Durant les cinq dernières années, beaucoup d’efforts ont été entrepris par l’UEMOA, la CEDEAO et les Etats membres dans le sens de l’approfondissement de l’intégration régionale;

2. Malgré ces efforts, de nombreux défis restent à relever pour rendre effective la libre circulation des biens et des personnes;

3. En dépit des efforts de gouvernance et de réformes économiques, la pauvreté reste endémique dans la plupart des Etats de la région et la souveraineté alimentaire est de plus en plus menacée par les politiques commerciales néo-libérales;

4. Comme l’ont toujours défendu les organisations de la société civile, la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ont reconnu à juste titre que l’Afrique de l’ouest n’est pas prête pour la signature d’un accord de libre échange avec l’Union européenne avant le 31 décembre 2007.

5. Malgré cette décision courageuse qui vise à préserver la solidarité et l’intégration régionale, le Ghana et la Côte d’ivoire se sont démarqués en optant pour la signature individuelle d’un accord de partenariat économique (APE) intérimaire avant l’échéance du 31 décembre 2007.

6. Cette entorse à l’intégration régionale est intervenue dans un contexte où l’implication de la société civile qui a caractérisé le processus de négociation depuis le début, a cédé la place, à des prises de décision excluant totalement les organisations de la société civile.

7. Au total, les négociations commerciales entre l »Afrique de l’Ouest et l’Union européenne se trouvent aujourd’hui dans une impasse avec de nombreuses implications sur la souveraineté alimentaire, l’intégration et la gouvernance régionales.

8. L’intégration régionale en Afrique de l’Ouest présente aujourd’hui le tableau inquiétant et dangereux d’un processus totalement en panne.

2. Nos exigences

Face à tous ces constats qui n’augurent pas un avenir meilleur aux citoyens de l’Afrique de l’Ouest, les participants au quatrième Forum social ouest-africain exigent que :

1 la Côte d’Ivoire et le Ghana reconsidèrent leur intention de signer des APE intérimaires et individuels;

2 la CEDEAO et l’UEMOA veillent au respect scrupuleux des dispositions de leurs Traités actuellement en violation par la Côte d’Ivoire et le Ghana;

1 les gouvernements des Etats membres et les commissions de la CEDEAO et de l’UEMOA fassent de l’approfondissement de l’intégration régionale le préalable absolu et non négociable à toute signature d’accord de libre échange avec l’Union européenne ;

2 la CEDEAO et l’UEMOA mettent à la disposition des Etats un tableau comparatif des impacts de la signature et de la non signature des APE sur le commerce intra-régional, la stabilité des Etats et le niveau de vie des populations;

3 la CEDEAO et l’UEMOA prennent toutes les dispositions pour une participation effective, efficace et plus accrue des organisations de la société civile au processus de négociation, notamment pour le suivi de la mise en oeuvre de la nouvelle feuille de route adoptée par la région et projetant en 2009 la signature d’un APE.

4 les ressources appropriées soient mises à la disposition des plates formes nationales de la société civile pour le renforcement des capacités des organisations de la société civile et l’amélioration de la qualité de leur participation au dialogue sur les enjeux de politique économique, de gouvernance et d’intégration régionale.

3. Nos engagements

En appui à nos exigences, nous nous engageons à :

1 informer largement l’opinion publique et les citoyens de la région sur la situation actuelle des négociations et les risques qu’elle fait planer sur le processus d’intégration régionale, la stabilité des Etats et le niveau de vie des populations.

2 mobiliser nos forces et nos énergies, aussi bien à l’intérieur des Etats qu’au niveau régional, pour sauver l’intégration régionale et relever les autres défis de développement;

3 contribuer par nos réflexions, nos actions et nos prises de position, à mieux éclairer les prises de décisions concernant toutes les questions de développement de la région, notamment, le processus d’intégration régionale et les négociations commerciales.

Fait à Lomé, Togo le 27 janvier 2008

Les participants